samedi 24 novembre 2018

Le pélican inachevé


Dans la nuit mes yeux sont secs
Mais dans mon coeur effondré
Grouillent des armées de becs
Aux plumes de pleurs cendrés

Le stylet, dague féminine
Est incapable à la justice
La vieille promesse divine
N'a pu que nourrir mon vice

La froid glacial du corps
Pour un seul organe manquant
N'est qu'un semblant de décor
Où le désir traîne claudiquant

Quand les joutes deviennent vaines
Et les écrits deviennent sourds
Seule l'aînée prendra la peine
Ses doigts coupés seront trop gourds

Quand les morts pélicans
Sonnent des alarmes en négatif
Les émois tuent le quoi, le quand
Avant la chance d'être fautifs

Thanatos, mon consoleur
Ne dévore pas ce drame lent
Quand la colère vient de la peur
Un seul éclair fait un brasier ardent

Eros, frère, mon ennemi,
N'oublie pas ta pauvre folle
Qui ne sait pas d'être demie
N'en sachant que le nom, ne jouant que le rôle.

mardi 5 novembre 2013

L'étoile babylonnienne jaune de l'heure bleue


           Cette histoire se passe en terre d'angle dans un urbain manoir de sorciers dont la rage ne sait visiblement s'éteindre. Dévorée par les puces, couchée sur un divan de cuir, je lisais Maus, la veille de mon retour sur les terres du continent. Un seul être me manquait mais tant d'autres me hantaient. L'oeil grand ouvert je finissais ma traversée marron, des chips apéritifs toxiques consolant mes grincements de dents dus à différentes influence, dont celle, prédominante de la quantité d'herbe dont on m'avait, généreusement d'ailleurs, enfumée. Une vagina dentata était peinte sur le mur de la cuisine, un diable à tête de chèvre et au pénis fier se tenait près d'elle, et dans ce salon on pouvait aussi trouver une de bras mystique des cercles, des filles à cheveux roux et des signes que mon ignorance m'empêchait de déchiffrer, des métaphores, des symétries en longues percées amphoriques. 
           
            Le rat rattelait sa cage. Il avait rapidement apprécié ma présence et ne manquait jamais de coller sa moustache aux barreaux lorsque je trainais mes pieds nus aux moncellements de fins déchets du sol en tracés écartelés sur mon trajet vers l'évier. Le chat noir du Styx léchait ses tétons écarlates exhibés puis grimpait à trois mètres sur le sommet de la bibliothèque, il était maintenant deux heures et l'atmosphère retombait encore dans un nuage sourd. Jamais mes hôtes n'ouvraient leurs fenêtres. Dans Maus, un skeletion foulait lui des corps, en tas pour aller chier et moi je me roulais dans la nausée, dans le goût de ce plaisir nauséabond solitaire de l'horreur désirée. J'avais vomi la veille déjà et l'étoile du matin, celle qui naît en toi, approchait à pas, dans les bulles de ma bière au gingembre, enserrés de chemins moites. Le chat feutré, terrifié, maniéré, le plus souvent hors de portée des sens vint chercher mon doigt, par le flanc pour commencer. Etrangeté, de voir un animal se livrer soudainement à des jeux d'adultes. Pattes et griffes contre ongles et pulpe, cornée des cordes de guitare. Quand Maus sombra dans sa faim, je sortis voler ma solitude à ce ichat qui se lassait déjà des trois minutes de mystère qu'il m'avaient affichées. Je me grattais en me collant la peau de mienne la vache morte, hors la porte la séductrice. Dans l'obsurité dense étriquée et veloutée les tableaux étaient passés en vision ultra aveugle de nuit. Ou l'avais-je laissé entrouverte? Pas à pas. Tu n'es pas mon père, chevalier noir, et ça galope le plancher, sept lourdes paires de griffes, agressives, suppliantes. Des sabots martèlent aux côtes de ma poisseuse et démangeante couche. Je me redressais. 

               Un ishtar, noir de gris, une flambée nimbant par derrière les interstices de cette porte, décidément sacrément fermée. Elle se pose en égyptienne, pyramide défi de trois quatre plateaux. Elle ne m'autorise pas de son regard de flamme abyssinienne à ne pas me laisser fascinée, surprise et curieuse, infantile et défiante, comme moi. Elle clignote, non elle radote. D'avant en arrière, de vingt à quatre vingt degrés, de gauche en avant à droite arrière. Ou bien du centre de la terre, de pôle en pôle, avec ellipses. Isis est connue pour bouger à une vitesse si vertigineuse qu'elle est imperceptible à l’œil mortel avec ses douze seins. Mais ishtar, ou son ami revenant ne me prive d'assassiner des doutes et parle. Je me lève pour la libérer de sa frénésie ou peut-être me sauver d'un monde qui voudrait m'avaler, j'en ai vu de tels. La porte fermée n'étais pas entrouverte, je suis lucile de nouveau, et de Ishtar, aucune incarnation désormais. Et elle disait en son langage oublié des hommes un chant de dragon des portes et des guerres d'amour des rois d'antan. Un chant de rage et de silence, de seins tendus que j'ai pu retracer en défilant la toile, et qui de mémoire trouée s'entendait ainsi:



“Si tu ne me laisse pas entrer


Je forcerais la porte


Je la brûlerais


Je suis assez puissante, je suis assez patiente


Pour détruire ce portail que tu gardes


Car ta demeure est aussi mienne”

                
              
                  Le silence descendit sur l'obscurité, doucement. Je retournais à mon sommeil qui n'attendais que moi. Et le muette dépositaire que je devint explosa un matin sur toi mon dragon entouré de vrai démons. Je priais devant ma bougie étoilée de huit branches en l'honneur de la déesse du plaisir chernel éternel de la passion, celle qui ne me quittera plus désormais, celle de l'heure bleue après la jaune et des désirs animistes aveuglants.

jeudi 10 octobre 2013


-Ils vous ont dit que Akenathon n'est pas un rappeur médiocre mais un Alien difforme ou pas?
-Il ont dit " aide toi et le ciel t'aidera " ah non pardon, ça doit pas être cette séance là ...
-Ouais tu dois confondre avec le Biba de la salle d'attente du dentiste.

-Ils ont dit que le soleil se ballade mais le serpent l'en empêche.
-Oh putain merde alors ça m'arrange pas ça...
Y a plus qu'à apprendre à faire des claquettes avec des chaussures vernies pour les charmer ces fourbatards.

-Ouais mais le serpent se fait tout le temps zigouiller donc un type au teint vert se pointe et tout va bien.
-QWAAAAA? pauvre serpeent! au teint vert, genre, encore un putain de crackhead.

-Bon en gros c'est comme un pacman géant.
Tu vois, easy le sens de la vie.
- Le paradis c'est un champs de blé avec des vaches géantes, des distractions et de l'air climatisé si j'ai bien saisis.
- Je crois pas en pacman, c'est un complot pour nous empecher de nous révolter contre la fraude fiscale voilà.

 Avec la Collaboration de Krysar

mardi 8 octobre 2013

I want a hospital with towers of books reaching the sky, a hospital with a crack on the ceiling, a hospital where the nurse is a handsome smoker meditating in the next room, a hospital where wooden characters guard the kitchen and angels hang on the wall ready to fly off the broken clock. And this is where I'm going.

mercredi 3 juillet 2013

Ladteow


Je suis la séductrice
Tentatrice punie
Je suis le feu impétueux
Qui mort est encore chaud dans sa cendre
Je suis la changeante, le clown, la servante impatiente
Je suis l'abnégation violente le long de longs tourments

Et toi qui es-tu sauf sacré puzzle
Le tangent veuf, moral, coupable
Et ne font tes faute rien que défier le sable
Es-tu le faible enfant qui sait
Taire ses sanglots
Dragon aux ailes un peu froissées
Gardien de liberté

mardi 14 mai 2013


putain de chaos
je le dis tu n'es pas et lui aussi
certains se lèvent tard
on se retrouve aux portes

deux serpent c'est une suite
tu creuse, emplis mon lac
les nuques saignent, flippant chronos
chatte d’orme, miles et kilogrammes
et Dieu est un avale

les tempêtes et
une alliance solitaire
soignent une bosse de doigt
une coupure sur la joue
pour les nez qui coulent
et quelque part où trouver la bonne piqûre d'une rose
 

 
fucking chaos
you're not I say and so does it
some wake late
meet at the gates

two Snakes is a follow
you dig and fill my lake
Necks bleed, fucking chronos
pussy willow, miles and kilograms
and God is a swallow

hurricanes and
a lonely wedding ring
can cure a finger cyst
a cut on the chick
for running noses
and somewhere to get the good thorn of a rose


lundi 22 avril 2013

2204



Et la nuit quand il descend
Les escaliers de fonte
De l'atelier d'argent
Et sa femme en extase
Et le jour quand il monte
Aux branches les rideaux de gaze
Et les étranges états neufs
Des jours de la ponte


mercredi 6 mars 2013

shiny, stone

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I've seen some
Boy with the grey tone
I've kissed some
Some were locked on
Some of their cries are now long gone

There's no real stand for me on my heels
No make up on a wait that wakes the feels

I've loved you some
I've held your bones
I've sucked your mind
Tricked by some sign
A day we built on a strayed tone



One long dance lifts up demence
Swimming wings never go wrong
A tent to fly over a bridge, never belong
-->
Heavy pockets, hat on a fence,
Please please the sun and call none home

I'll be a nail head on your doll
A brightened fever in a roll

I'll be a fairy blue
A shiny stone inside your shoe
I'll be a lucky wish for you
Dead pictures for a few


jeudi 3 janvier 2013

Sister Death

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                       So you're waltzing
Spinning Sister Death
                                    Rattling cluntching her bones to the moon
Pulling Masks
Biting sharks
Throwing out ashes till it's noon
Sister Death above the vine
Hold your skinny hand in mine
Lead me to the dance of time
Lift my feet there carve on marks

 


lundi 3 décembre 2012

La Poupée Rousse


Ancient Egyptien Paddle Doll.
C'était une poupée rousse sans visage. 
Une mèche recourbée dépassait de son gros 
bonnet à volants. 
Accroupie gracieusement, 
elle grattait la terre de son râteau 
miniature tenu du bout des doigts. 
Puis, la poupée soupira et son intérieur s'écroula d'elle sans qu'apparemment rien ne change. 
Elle s'alourdit un peu en sentant s'arracher un cri silencieux de sa gorge pour tomber verticalement le long de sa trachée, ses poumons, son ventre puis entre ses jambes 
soigneusement repliées sous sa jupe fleurie directement dans les sillons de son minuscule potager, à l'intérieur de sa petite case encadrée de bois, accrochée au mur de ma chambre.
 

jeudi 27 septembre 2012

La Minute Papillon (de nuit)

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Je suis la séductrice
La tentatrice punie
Je suis le feu impétueux
Qui mort est encore chaud dans sa cendre
Je suis la changeante, le clown et la servante impatiente
Je suis l'abnégation violente le long de longs tourments
Et toi qui es-tu sauf ce puzzle
Es tu vraiment veuf, moral, coupable
Et tes côtes ne font rien donc que de défier le sable

Es tu le faible enfant qui sait
Taire ses sanglots
Tes ailes un peu froissées
Gardien de liberté

Irma Vep

samedi 4 août 2012

The Mud Blues



Something as simple as a rolling stone
Shivers traumas callapsing heads
Something as white as the chill in my bones
The state in whitch I fall when dream gets wet

She says : you ain't got right to lie
You can laugh of your own wince
She says life is just to die
Women moan in it ever since

She says : and you're alone, wrongly old
And you believe in your terror taste
You choke in the sweet mud paste
Of your friends digging their hole

Life answers : if dancing come back
When the train will lift your loin
Faces enlighted all glowing bright
Don't trust the sighs get off next station

On the edge of that very well
Let go your necklace and your pearls
Slide into sweaty pores, forget
That you know how to stand straight


But not tonight with the rain
With your lips of vomit stained
She says :follow me into hell
Cause it is time that casts the spell.

vendredi 3 août 2012

Ode au maudit dérivé du carbone fossile fréquemment usité dans et autour de nos produit de consommation quotidiens




Infâme ère du plastique
Je ne craint pas de te mépriser
Toi et ta souffrance critique
Lisse sans teint sournoisement infusée

Née de la coulée ancienne de l'arbre
Tu scelle son destin futur
Dans la discorde par nos armes
Tu te blottis autour des murs

Intègre nos vêtements jetables
Tu survivras à nos corps vaniteux
Dans nos tripes incassables
Tu te répands poison hideux

Film sans goût et sans effort
Je t'ai pourtant connu comme jeune
Tes couleurs de ludothèque
Ne m'en rendais pas moins seule


Et en atteste les sacs volants
Qu'on admire mélancoliques
Qui volent trop longtemps
Briques de montagnes maléfiques

Quand nous marcherons sur toi
Pour chercher un peu de substance
Nos jambes ne seront pas de bois
Mais de roideurs et purulences

Puisse-tu un jour nous épargner
Il faudrait au moins un miracle
Que nous cessions de l'étirer
Ce désolant pratique tout en spectacle



lundi 25 juin 2012

Cette Valve qui Cogne


Je n'ai pas écrit ça pour toi


Puis


Amour des mots je te détruis
Pour mieux me ruer vers la nuit
Pattes en avant offertes
Pupilles vides pommettes vertes

J'ai pris la rue de vous terrasser
Vous les hommes de désir harassés
De réfléchir vos élans de stupeur
Eveillant dans mon ventre agrafé
De vaillants épis , des larges sueurs

Le dernier qui a volé mes faiblesses
A pendu à son cou ma lunaire souplesse
Tombée de haut d'un trône de toc
Je voudrais le poursuivre, pulvériser le rocs

Qui lui font l'intérieur comme une tapisserie
Pâle et fade aux couleurs jaunies
De souffre enivrant de mensonge borgne
Encore sous son sein cette valve qui cogne

Mais son visage enfoui fui sans fin la bataille
Ses pauvres émois, semés de feux de paille
Si refuser le duel est honte suprême
Tirer dans le dos est manœuvre de reine



Mes rêves sont de viol
Il reste de lui un goût de tôle
Un pincement, une flottaison
Embarquée de poison
Ebauches d'oraisons

mercredi 16 mai 2012

Azur, Victoire (Commande de Jo)

Azur tu n'est qu'un mur de l'infini
Pur justaucorps froissé, étendu sur l'oubli
Dans ton monde de glissade
D'abandons, de camarades
Azur tu es bien loin de toi
Et par paresse tu m'as cru moi
Dans la source puisée du noir
Abondante de ce qu'elle a capturé
Puisons les chimères délurées
Et laissons les croire que ce n'est qu'une Victoire

dimanche 13 mai 2012

You Snake



You Snake



From simple
To double
From legs to
A trouble
In an apple

One in all
Dive in the skull
Give us a young girl dead
With all the diamonds never paid
Leave us poison from the Earth
Memories to second human birth



Master in a soul
Snake in an owl
Worship it all for once
Insanity as a response



Give us knowledge of the fools
A baby crawling in a pool

dimanche 6 mai 2012

cave de lumière

 
Dans ton visage sain
Je fus sans doute sans chagrin
Au delà du visible
Il n'y plus d’inaccessible

Attendre est devenu doux
Le doute enfui changé en flou
Les racines s'envolent
Et l'eau même s'immole

Prophète de la mer
Dans une cave de lumière
Nez rouge cheveux longs
Et les nœuds se défont.

dimanche 8 avril 2012

No Faith in Fate





Crumbs of the past
Lost lacks of short stacks
How you made me fail to be your wife
And how silly it sounds, my very life

My only chance
and yet so many tries
So many streets
Resentments towards the treats


We're just a little bit too much human or maybe not quite enough. Anachronic animals and space aliens.

And then you
And then you're new
Then gone so quick
Like a song
A busy week

Run run run,
Not even looking for any fun
Wait smile and stay awake
Cheers to no faith in fate.

mercredi 28 mars 2012

Essaye Encore


Essaye, essaye encore
Ce soir tu change de décor
Joue avec eux jusqu'au réveil
Ne le regrette pas, le prix tu payes

Pleure, pleure encore
Demain tu seras mort
Tu auras bien des histoires
A raconter dans des fumoirs

Lave, lave encore
Au printemps remet le sort
Tout reviendra tu le sais bien
Jusqu'à ce que ça mène à rien

Mange, mange un peu, encore
Il est à toi c'est toi ton corps
Celui des autres il reste beau
Beau à crever sur le capot

Dors dans le noir et dors encore
Tu rêveras encore plus fort
Un jour tu l'embrasseras
Tout ce grand vide autour de toi